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Les 60 ans de la Cepple évoqués par Gérard Delteil
Les 60 ans de la Cepple évoqués par Gérard Delteil
Souvenez-vous !
Au commencement était la Méditerranée, berceau de notre culture
latine. Nous sommes au sud. La latinité est au sud. C’est d’abord la
géographie qui nous a rapprochés, mais c’est l’histoire qui va nous
réunir.
GENESE
1950. Le Conseil Oecuménique vient de se
constituer officiellement à l’Assemblée d’Amsterdam. Le souci de la
solidarité entre Eglises l’amène à se préoccuper de la situation
précaire des protestants en Italie, et des entraves à la liberté
religieuse, dont souffrent les Eglises Protestantes en Espagne et au
Portugal, alors même que vient d’être adoptée par l’O.N.U. la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Co-président du Conseil
Œcuménique, le pasteur M. Boegner convoque à Paris le 1er février 1950
une conférence pour évaluer les besoins et coordonner les efforts.
Comme ces Eglises sont amenées à faire appel à l’aide extérieure, les
protestants américains aimeraient savoir pourquoi on les sollicite.
D’où le projet de réunir toutes les Eglises non-romaines dans une même
organisation, à laquelle participeraient les Eglises romandes, « et
pas seulement comme donatrices », précise le pasteur Dominicé, qui
représentait l’Eglise de Genève à cette rencontre, « car elles ont
aussi leurs besoins et leurs ambitions » Note 1
Ainsi naquit la CEPPLE, sous l’ombre
tutélaire de Monsieur Boegner.
Quelques mois plus tard, en septembre 1950, à l’initiative
du Département d’Entraide des Eglises du Conseil Œcuménique, se tient à
Torre-Pellice, lieu emblématique de l’Eglise Vaudoise d’Italie, la
mère de toutes les Réformes, la première Conférence des Eglises
Protestantes des Pays latins d’Europe. Grandeur et misère des Eglises
minoritaires, tel est le thème de l’assemblée, que développe le
pasteur Visser’t Hooft, Secrétaire Général du Conseil Oecuménique. De
son exposé, je retiens cette définition : Evangéliser, c’est sortir de
l’étroitesse de son Eglise, pour entrer dans la vie du monde.
L’assemblée fut dominée à la fois par le thème de
l’évangélisation, et par la question de la liberté religieuse, qui
donna lieu à une longue et vigoureuse résolution.
Dès lors des liens se créent, des
initiatives sont prises : conférence de jeunesse des Eglises latines
(1955, aux Baléares), rencontre de responsables de la formation des
laïques (1958).
En
septembre 1968, Le Chambon sur Lignon accueille la seconde assemblée de
la CEPPLE. 121 participants. Les travaux durent une semaine. Je
retiens seulement l’exposé du Professeur H. d’Espine, de la Faculté de
Théologie de Genève. La situation du protestantisme dans les pays
latins implique une vocation spécifique, estime-t-il, qu’il définit par
quatre éléments :
- l’évangélisation
- la lutte pour la liberté religieuse
- un ministère prophétique
- une
responsabilité à l’égard de régions extra-européennes (Afrique,
Amérique latine)
Trois
conditions pour répondre à cette vocation ;
-
un renouveau spirituel
- une solidarité
(spirituelle et matérielle)
- une plus grande
unité
On voit s’élaborer
ici une réflexion ecclésiologique à partir du contexte, en même temps
que s’exprime l’idée d’une responsabilité particulière des Eglises
latines à l’égard des pays du Sud.
L’assemblée
travaille sur différentes questions : unité, évangélisation, service,
rapports entre catholiques romains et protestants. Elle entend un
rapport très documenté d’un juriste italien, le Professeur G. Peyrot,
sur le thème de la liberté religieuse.
Deux résolutions marquent cette conférence :
- une Déclaration solennelle sur
la liberté religieuse. Constatant qu’il n’y a guère eu d’amélioration
de la situation en Italie, ni en Espagne ou au Portugal, la
conférence « dénonce encore une fois les atteintes à la liberté
religieuse et les obstacles de différentes natures qui entravent
toujours cette liberté dans les trois pays ». Elle « proclame la
liberté religieuse comme universelle, entièrement valable pour tout
homme, pour toute Eglise, en tout pays, dans n’importe quelle
circonstance, sans que ce principe puisse être infirmé, en droit ou en
fait, en raison des conditions différentes d’un pays particulier.
Convaincue que la liberté religieuse est le fondement de toute
liberté, et que par conséquent la dignité et les droits de la personne
humaine, grandement menacés dans le monde d’aujourd’hui, ne seront
jamais pleinement garantis que si la liberté religieuse est
entièrement respectée dans son exercice, la Conférence en plaidant
pour l’entière liberté religieuse des hommes et des Eglises en pays
latins, n’entend nullement réclamr pour eux des droits et des libertés
qui puissent être refusés à d’autres confessions dans d’autres
pays ». Cette déclaration était accompagnée de revendications précises
concernant l’exercice de cette liberté.
- la création d’un comité permanent (deux membres
par pays, immédiatement désignés) pour développer les liens qui nous
unissent. « Il fera en sorte que rien d’important ne se passe dans les
domaines de l’évangélisation, de la mission, de l’école du dimanche,
de la liturgie, de l’hymnologie, de la recherche théologique et des
publications, sans que toutes les Eglises en soient averties ».
Bienheureuse équipe de continuation investie d’un tel mandat ! Note 2
EXODE
Les années passent. Le sentiment se répand que, dans
leur fragilité, les Eglises dites minoritaires sont porteuses pour
d’autres d’une parole d’avenir. Ce qu’exprimera la troisième Assemblée
Générale qui se réunit à Leysin (Suisse) en octobre 1963. « Nous
pensons que dans la recherche ecclésiologique de notre temps, une tâche
nous est donnée dans le fait que nos Eglises, dans leur majorité, ont
des structures souples, relativement faciles à changer et à adapter.
Notre situation minoritaire, si nous l’entendons comme une vocation et
non comme une réalité sociologique, peut aider l’Eglise d’aujourd’hui à
se comprendre comme minorité. Notre condition de pauvreté, qui doit
être comprise elle aussi comme une vocation, peut nous amener à nous
donner des structures plus simples, des formes d’organisation moins
exigeantes, et à rechercher de nouvelles bases d’existence
matérielle ».
Ainsi c’est toute l’Eglise qui
est appelée à vivre comme communauté en Exode, hors de la pesanteur de
structures héritées des temps de chrétienté.
Un
second point est à l’ordre du jour de cette assemblée de Leysin : la
question des migrations. C’est le professeur André Philip, un
économiste protestant, grande figure de la vie politique française (il a
été plusieurs fois ministre), et adepte du christianisme social, qui
intervient sur ce thème. Le problème n’est pas nouveau, souligne-t-il,
mais il se posera avec acuité dans les vingt prochaines années.
L’émigration ne sera plus principalement intra-européenne, mais elle
viendra d’Afrique. D’où l’invitation pressante aux Eglises à travailler
cette question, et la décision de l’assemblée de l’inscrire dans son
programme pour l’avenir.
1975. La révolution des œillets vient de
renverser l’année précédente au Portugal le régime fondé par Salazar.
Lisbonne est en pleine effervescence, lorsque s’y réunit la conférence
des Facultés de théologie des pays latins, un des plus anciens et des
plus durables réseaux de la CEPPLE Note 3.
Au programme, préparé par le professeur D. Almeida, de la Faculté
de théologie de Lisbonne, s’entremêlent préoccupations politiques et
réflexion théologique en situation : rencontre avec Ferdinand Belo,
théologien portugais qui vient de publier Lecture matérialiste de l’Evangile de Marc, et visite
d’une entreprise autogérée. L’incertitude sur ce qu’il adviendra dans
ce contexte mouvant de la révolution des œillets provoque de grandes
manifestations au cœur de Lisbonne. Je me souviens encore de la stupeur
d’un collègue suisse voyant défiler dans la foule des groupes de
militaires en uniforme, le poing levé, scandant le cri : le Portugal ne sera pas le Chili de
l’Europe. Même pour un vaudois, pareil spectacle était
difficile à imaginer.
Et j’entends encore la
prophétie de Georges Crespy, qui nous parut alors bien téméraire : La
prochaine fois, nous nous réunirons dans une Espagne rendue à la
démocratie.
L’année
suivante, en septembre 1976, se tint à Figueira da Foz un colloque
tricontinental, co-organisé par la CEPPLE et la CEVAA (Communauté
Evangélique d’Action Apostolique) : Europe – Afrique – Amérique latine.
Des figures marquantes de la théologie étaient là : Emilio Castro,
Georges Casalis, Jacques Maury, Daniel Vidal, Aldo Comba, Seth Nomenyo.
L’accent mis sur la dimension contextuelle de la théologie, les
développements des théologies de la libération en Amérique latine, la
recherche d’une expression africaine de la théologie rendirent la
confrontation riche et passionnée. Un grand moment, mais semble-t-il,
sans lendemain.
CHRONIQUES
A l’origine, la CEPPLE fut une réponse
concrète à une situation historique donnée. Peu à peu s’est tissé un
réseau de relations et d’échanges. Un réseau, plus qu’une institution.
Idée assez novatrice : des formes de communication souples, légères,
flexibles, aux connexions diverses.
D’où
aussi un travail en réseaux, reposant beaucoup sur un échange à partir
des pratiques entre acteurs de terrain. Les années 80-90 voient le
développement de ces réseaux :
-
Ainsi un réseau catéchèse, qui travaillera notamment à l’élaboration d’un matériel commun,
intergénérationnel, édité en quatre langues : Avec et sans frontières.
- Le
développement des radios libres suscite la création d’un séminaire radio, qui comptera jusque à
dix éditions en vingt ans
- La question des migrants est reprise dans
toute une série de colloques, avec le concours de la Cimade : Malaga
(1993), Sète (1994), Rome (1995), jusque à Lisbonne (2007).
La solidarité entre Femmes des pays latins trouve son expression dans
une série de rencontres, dont la première, à Sète, en 1991, rassemble
plus d’une centaine de déléguées.
- Et que
dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de la
diaconie, de l’aumônerie des prisons et de la formation permanente
des pasteur(e)s.
Le désir d’associer plus largement les membres des
Eglises latines à un événement commun est à l’origine du colloque sur La montée des intégrismes, tenu à
Lyon en 1997, avec notamment la participation d’un intellectuel
musulman, spécialiste de l’Islam, Hassen Garouachi, venu spécialement
de Tunis. Les travaux, qui ont été publiés, apparaissent aujourd’hui,
avec le recul, d’une singulière actualité. Note 4.
Les liens noués, au travers de l’Eglise Réformée de France, avec
l’Eglise évangélique de Rhénanie (EKIR) se sont poursuivis par toute
une série de rencontres depuis Pau (1994) jusque à Trieste (2003), et
récemment encore à San Lorenzo del Escorial, en Espagne. Une histoire
s’est tissée entre nos Eglises latines et ces Eglises du Nord, ainsi
qu’avec plusieurs Eglises de l’Est, affrontées dans des contextes
différents à des défis comparables.
En avril 1999, les responsables de la CEPPLE et les
Présidents des Eglises latines invitèrent M. Jacques Delors, qui évoqua
les défis de la construction européenne, les valeurs mises en jeu, les
interrogations éthiques autour du projet européen, et souligna que le
rôle des Eglises était à ses yeux « d’ouvrir des chantiers, de tracer
des sillons, d’interroger nos sociétés. »
Ce qui frappe finalement dans cet itinéraire de la
CEPPLE, c’est la capacité
d’anticipation. Les questions débattues dans nos rencontres se
sont révélées à l’épreuve du temps comme des questions décisives : la
situation minoritaire de l’Eglise dans la société ; l’immigration,
problème majeur de notre temps ; les rapports Eglises-Etat,
c’est-à-dire religieux/politique, et le modèle de laïcité ; la montée
des intégrismes. Ou encore cette session, tenue à Madrid, il y a plus
de vingt ans, à l’initiative de ce qui était alors la section Ibérique
de la Fédération Protestante de France, avec le concours de la CEPPLE,
et qui portait entre autres sur le modèle de développement économique
et social de l’Europe.
Enfin, toute la
réflexion ecclésiologique, par exemple les travaux sur la diaspora il y a plus de trente ans,
me semble d’une grande richesse, et à certains égards, d’une étonnante
modernité.
N’oublions
pas pour autant les moments où la provocation de la Parole est venue
bousculer notre conciliabule. En 1978, l’Assemblée Générale, tenue à
Sommières (France) s’achève par un culte solennel, présidé par le
pasteur Louis Simon. Le temple de Sommières avait rarement connu
pareille affluence, et jamais pareille abondance d’autorités
ecclésiastiques. Louis Simon prêche sur le festin chez Lévi, la fête
des pauvres où Jésus partage le repas des indésirables. Soudain, le
prédicateur promène son regard d’un côté à l’autre de l’assemblée :
« Jésus était avec les pauvres, déclare-t-il ; ici, je ne vois que des
riches ». Arrive le moment de la Cène. Louis Simon prend une pleine
poignée de pain, et la jette sur la table (par terre ?) : « Voilà la
part des pauvres, de ceux qui ne sont pas ici ». Il n’osa pas tout à
fait faire de même avec la coupe, mais il mit une coupe à part, dans la
même intention.
Certains dans l’assistance
furent, dit-on, un peu surpris.
QOHELETH
Quel profit y a-t-il pour la CEPPLE de tout le travail qu’elle
fait sous le soleil ?
Un président s’en va,
un autre vient, et la terre subsiste toujours.
Moi, Qoheleth, j’ai été Secrétaire Général de
la CEPPLE. J’ai eu à coeur de chercher et d’explorer par la sagesse
tout ce qui se fait dans nos Eglises sous le ciel. J’ai vu toutes les
œuvres qui se font sous le soleil : les colloques et les synodes,
les propositions et les résolutions, les contributions et les
cotisations. Mais voilà que tout est agitation et poursuite de vent.
Je
me suis dit en moi-même : voici une assemblée de la CEPPLE, qui a
fait grandir et progresser la sagesse, plus que toutes les assemblées
qui l’ont précédée. Elle adopte dans l’enthousiasme une résolution
intelligente et prometteuse. Mais cette décision va bientôt
s’endormir dans l’oubli. Et une autre assemblée reprendra plus tard
le même travail avec la même conviction, et le même résultat. Oui,
que reste-t-il pour cette assemblée de tout son travail et de tout
l’effort qu’elle aura fait sous le soleil ? Cela aussi est vanité, et
poursuite de vent. Et en beaucoup de sagesse, il y a beaucoup de
problèmes.
Par ailleurs je
vois une vanité sous le soleil. Voici une langue qui s’impose à
toutes les Eglises dans le concert œcuménique. Pas de limite à son
hégémonie. Je me suis dit à moi-même : au moins à la CEPPLE, on sera
délivré de l’anglais. Mais une hégémonie a remplacé une autre. A la
CEPPLE, même les Belges parlent français. Cela aussi est vanité.
Alors, j’en suis venu à
me dire : allons, profite de la CEPPLE, goûte à son bonheur. Et j’ai
voyagé de Rome à Lisbonne, de Bruxelles à Trieste, de colloque en
colloque. J’ai dégusté toutes les saveurs de la théologie latine,
j’ai savouré les vins de Porto, et ceux de Malaga. Rien de bon pour
l’homme et pour la femme, sinon de manger et de boire, de goûter le
bonheur dans la rencontre et dans la sieste. J’ai vu que cela aussi
vient de la main de Dieu. Il fait toute chose belle en son temps. A la
CEPPLE il donne même le sens de la durée, sans qu’elle puisse
découvrir l’œuvre que fait Dieu depuis le début jusque à la fin.
PSAUME
Rendez grâce pour toute cette histoire
qui nous précède, et dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.
Rendez
grâce pour tous ceux qui en ont été les acteurs, pour Humberto Capo,
pour Aimé Bonifas, pour Io Ludwig, pour Gérard Cadier, et pour tant
d’autres, dont les noms sont inscrits dans nos mémoires, et dans le
grand Livre de la Grâce.
« La
CEPPLE ne va pas de soi, disait Paolo Ricca lors de l’Assemblée
Générale d’Aveiro (Portugal), en 1994. Depuis 44 ans (depuis 60 ans,
pouvons-nous dire aujourd’hui), cette créature fragile et tenace à
la fois est un petit miracle qui se renouvelle et qui nourrit notre
gratitude envers Dieu. Nous remercions Dieu pour ceux qui ont eu le
courage de créer ce réseau précieux de fraternité, et pour tous ceux
qui, par leur dévouement passionné et généreux, ont permis à la
CEPPLE de vivre jusque à ce jour ».
J’ajouterai
seulement : … et de poursuivre demain.
Valpré - Lyon,
29 mai 2010
Gérard Delteil
Annexe : Assemblées
Générales de la CEPPLE
1 Torre Pellice sept.
1950 Grandeur et misère des Eglises minoritaires
2 Chambon s/Lignon sept.
1958 Service, liberté et unité dans la vie du
protestantisme latin
3 Leysin oct. 1963 L’ Eglise minoritaire,
servante de Dieu parmi les peuples
4 Sète I mars 1966 Renouveau de nos
Eglises dans la situation actuelle
5 Sète II mars 1970 Raisons
pour les relations particulières entre Eglises des pays
latins d’Europe ( en fonction de l’efficacité et de la nécessité)
6
Bruxelles mars 1974 Raisons pour équiper nos Eglises
actuellement pour qu’elles soient des Eglises pour les hommes
d’aujourd’hui.
7
Sommières avril 1978 Des Eglises nationales : une contradiction
à surmonter
8
Torre Pellice avril 1982 La diaspora
9 Grenoble mai 1986 Peuple de Dieu en diaspora
(quelles communautés ? quels ministères ? quels
changements ?)
10
Barcelone mai 1990 Création de Dieu : responsabilités de
l’Homme, engagements des Eglises
11 Aveiro avril 1994 Chrétiens protestants dans les
pays latins : pourquoi ? en vue de quoi ? comment ?
12 Velletri avril 1998
Relations entre les Eglises et l’Etat
13
Crët-Bérard avril 2002 Façons et moyens pour témoigner de
Jésus-Christ au commencement du 3ème millénaire
14 Bruxelles
avril 2006 La spiritualité : enjeux et défis pour le
protestantisme latin
15 Lyon mai 2010 Renouveler les langages du culte Fête des
60 ans de la CEPPLE
Notes
1 Eglise Nationale Protestante de Genève. Mémorial des séances
du Consistoire. Séance ordinaire du 4 février 1950
2 « L’autorité de cette
conférence a été grande par la qualité des délégués, la qualité
des travaux, des débats et de l’esprit qui l’a animée », résument
les représentants de l’Eglise de Genève. Mémorial des séances du
Consistoire, séance du 3 octobre 1958.
3 Depuis la fin des années cinquante,
cette conférence se réunit tous les deux ans, alternativement dans
l’une ou l’autre des Facultés. Elle est l’occasion à la fois d’un
travail théologique en commun et d’un échange entre les Facultés.
Elle accueillit en 1969 le grand intellectuel jésuite Michel de
Certeau, pour une réflexion sur les événements de mai 1968. Les
communications du colloque de 1991 ont été publiées sous le tire
de Protestantisme et construction européenne, Bruxelles, Ad
Veritatem. Les travaux du colloque de 2001, auquel participaient
plusieurs enseignants de Facultés africaines, ont été publiés dans
la revue Etudes théologiques et religieuses, sous le titre :
Quand la théologie revisite ses héritages (ETR 2002,4 ; 2003,1 ;
2003,4).
4 Conférence des Eglises protestantes des pays latins
d’Europe : La montée des intégrismes. Actes du colloque de Lyon,
31janvier-2 février 1997. CEPPLE, 47 rue de Clichy, 75311 Paris
Cedex 09.
60ème anniversaire de la Cepple
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Nos photos de la rencontre de Madrid en 2009
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