Article -> Rencontres de jeunes de Taizé à Genève




Dimanche 30 décembre 2007, un beau dimanche ensoleillé de fin d'année, j'ai choisi de rejoindre le rassemblement des jeunes de Taizé à Genève. Tout d'abord mue par une envie de découvrir , de ressentir de l'intérieur ce que pouvait être ce grand événement dûment relayé par tous les médias suisses,  mais aussi curieuse et un brin interrogative je dois l'avouer .




Ce que j'ai vu m'a impressionnée.




Une organisation ad hoc tout d'abord, pour tout ce qui était question pratique : par exemple




comment offrir un endroit de pique-nique  par une froide journée d'hiver à 40 000 jeunes… ?  Sans que cela ne devienne un champ de détritus ensuite ? Qui plus est ces personnes parlent des langues différentes…la communication est donc essentielle, mais reste difficile !




Eh bien  c'était avec de grands panneaux sous forme de pictogrammes,  toujours portés par des jeunes très souriants mais fermes, que nous étions invités  invitaient à obtempérer, et il faut le dire, c'était chaleureux, convivial, joyeux !









L'endroit où se tiennent les offices est une immense halle, éclairée de manière indirecte, avec de simples tentures rouges et de très belles reproductions d'icônes, une croix, une fontaine avec de l'eau vive, tout cela contribue à me donner de suite le sentiment d'entrer dans un lieu de paix, de sérénité. Un certain silence habite ces lieux, mais n'empêche pas la communication par le regard, les sourires, très vite je me suis  sentie à l'aise, accueillie, en communion avec cette foule, alors même que j'y étais venue seule.




Ce même soir, un long cortège de représentants officiels, des Eglises de suisse, toutes confessions confondues, d'institutions internationales, tels des rois mages prirent place au milieu de la halle très solennellement.




Tout autour, aussi loin que porte mon regard, c'est une foule de jeûnes, mais aussi d'adultes de tous âges, des familles, assis à même le sol.  Le temps de célébration introduit par une musique douce puis des chants nous permet de vibrer dans un même esprit, d'un même cœur dans ce temps de partage. J'ai été impressionnée et portée dans ce temps de la prière par la force de la communion qui s'élevait de cette foule recueillie.




Partager les chants, le feu et la lumière (qui venaient de Béthléhem), la joie et la ferveur de ces instants avec autour de moi ces jeunes qui venaient de Pologne, d'Espagne, d'Allemagne, la magie de ces instants m'habitent encore aujourd'hui, comme une promesse d'espérance fragile, mais précieuse pour cette nouvelle année qui s'ouvre.









Christine Noyer  2.01.2008









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